jeudi 25 juillet 2013

Focus Projet : Université au Turkménistan


 
Vue finale du chantier

Le dôme de l’université d'Achgabat est un projet riche en technicité. Un dôme est un élément d'architecture désignant la partie extérieure d'une toiture de forme hémisphérique, ovoïde, bulbeuse ou à pans coupés, qui recouvre le plus souvent une coupole (dont la forme n'est pas nécessairement identique). Le dôme qui sert à caractériser en élévation la partie la plus importante d'un édifice (croisée du transept dans les églises, salon ou salle d'assemblée dans les palais, vestibule dans les édifices publics) a été utilisé, aux époques les plus diverses, dans la plupart des architectures d'Orient et d'Occident. Cette forme architecturale s'est développée autour de la Méditerranée. Elle perdure dans l'Empire byzantin.


Maquette du projet


Le Groupe Bouygues a été chargé de cette construction par le Ministère des affaires étrangères du Turkménistan. Pour le revêtement de ce dôme, il a fait appel aux Emaux de Briare. Spécialistes de la mosaïque, les Emaux de Briare ont aussi réalisé de nombreux dômes. Des USA à la Malaisie en passant par le Nigeria, les dômes décorent aussi bien des lieux de culte que des monuments administratifs. Habitué à ce genre de gros chantier, les Emaux de Briare font appel à leur savoir-faire et la qualité de leurs gammes de produits solides dans le temps.


Plan du motif circulaire



Ce campus d’une surface de 32.000 mètres carrés comprend des bâtiments en marbre blanc, l'un abritant un Institut des relations internationales, un autre la faculté de géographie. Deux foyers d'une capacité d'accueil de 250 étudiants ont également été construits. De style oriental flamboyant, ils ressemblent à de véritables palais, les travaux se sont élevés à 88 millions d'euros.



Plan du fuseau
Pour ce travail, les Emaux de Briare ont fait appel au savoir-faire du bureau d’études interne pour travailler sur la complexité de la réalisation. Le travail de création du motif a été réalisé en collaboration avec le bureau d’études. Comme Bouygues a fait appel de nombreuses fois aux Emaux de Briare pour ses projets, il connaît bien les produits. Pour ce chantier important, c'est  la gamme HARMONIES qui a été retenue. Ce sont des carreaux de 2,5 x 2,5 cm en émail massif brillant. Les couleurs choisies sont le crème PIERRE, le bleu DANUBE et le jaune POLLEN. Cette gamme s’adapte parfaitement aux conditions d’utilisation. Ces carreaux sont des produits résistants aux UV, aux chocs, à l’eau et au gel. Des conditions parfaites pour la pause en extérieur tout en gardant l’éclat des couleurs et du décor.







Bien que la mise au point du décor ne représente qu'une petite partie d'un tel chantier, un travail rigoureux et minutieux est nécessaire. Calculer les surfaces en dissociant les zones décorées des zones unies, créer les fuseaux (projection en 2 dimensions des courbures infligées aux décors par le dôme), décomposer le fuseau en plaques manipulables à la pose.


  
Plan de collage du fuseau
Fusion de deux fuseaux

Pour la réalisation de ses plaques en usine, un plan de collage est réalisé. Il est la copie fidèle du projet final. Du fait de la complexité et de la précision du décor, le collage s’effectue manuellement à l’usine. C’est une maquette papier à grande échelle. Chaque plaque est numérotée afin de faciliter la pose. Une fois réalisées, les plaques sont conditionnées pour le transport. Plus de 800 m² d’Emaux de Briare seront posé pour ce dôme. Les finitions pour accoler deux fuseaux entre eux sont faites à l’aide de pierres taillées. Cela permet de créer une figure plus nette. Là encore rigueur et minutie sont de mise.

mardi 19 mars 2013

Focus Projet : Eglise de Briare


Église Saint-Étienne 
L'église de Briare fut bâtie dans un style romano-byzantin entre 1890 et 1895. A la fois discrète et noble, elle est située au cœur de la ville de Briare. Modeste par sa taille tout d'abord, le bâtiment n'étant pas très grand. Mais imposante ensuite par la hauteur de sa flèche et surtout par son magnifique décor.

Détail du fronton
L’origine de l’église Saint-Étienne remonte au VIe siècle avec une chapelle ornée de mosaïques. Elle est remplacée par une église remontant au XIIIe siècle et pouvant contenir jusqu'à mille personnes. Au XIXe Cette dernière, abimée et trop petite compte tenu du développement que connaissait la ville à ce moment grâce à l'importance prise par la Manufacture des Emaux de Briare, est vouée à la destruction.

Détail d'une fresque
En 1886, Alfred Loreau et Paul Yver, gendres de Jean-Félix Bapterosses, s'engagent à financer entièrement la construction d'une nouvelle église compte tenu du refus du gouvernement de participer aux coûts. La construction ne débute pourtant qu'en 1890,  suite aux difficultés administratives engendrées par l'agrandissement. Les travaux sont réalisés par le maître d'œuvre, René Dusserre (1837-1901), inspecteur des édifices diocésains d'Orléans.
La nouvelle église est inaugurée le 8 décembre 1895 quand le Saint sacrement et les reliques de Saint-Étienne y sont apportés. Elle est ensuite cédée à la commune pour un franc symbolique en 1896 contre l'attribution de deux tribunes à la famille Bapterosses. Depuis 1987, l'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.

Décor de l'autel
Décor de l'autel
















 A l'extérieur comme à l'intérieur, elle est recouverte d'émaux très colorés. A l'intérieur, la totalité du sol en est d'ailleurs décorée. Les mosaïques représentant les signes du zodiaque sont les plus admirables par la qualité du travail effectué. L’église est aussi ornée d'un tapis réalisé en émaux de Briare dessiné par Eugène Grasset et réalisé par les ouvriers de la Manufacture de Briare. On trouve un chapiteau dédié à l'industrie, symbolisé par une jeune femme composant une mosaïque et orné de colliers de perles de la Manufacture des émaux. Pour les extérieurs, le front aussi bien que les pignons sont ornés de mosaïque.


Ornements de la façade

Détail de la façade